L’épistémologie ou la sociologie de la science – Article introductif

Article introductif

Bruno Latour, La science en action : Introduction à la sociologie des sciences.

Édition originale : Latour, Bruno, Science in action. How to Follow Scientists and Engineers, Harvard University Press, Cambridge, 1987.
Édition actuelle : Latour, Bruno, La science en action. Introduction à la sociologie des sciences, La Découverte Poche, Paris, 2005, 663p. Traduit de l’anglais par Michel Biezunski.

Dans son premier traité sociologique sur la science en train de se faire, Bruno Latour a pour but de nous ouvrir les yeux sur l’importance de la sociologie dans l’évolution scientifique. Pour ce faire, il dresse sept règles de méthodes et six principes à suivre pour mener à bien le développement d’une découverte scientifique et, par l’intitulé de ces treize points, il démontre que la science est sociale. Ainsi, il nous décortique le processus de construction d’une avancée scientifique et il démontre, par cette description, que la sociologie de la science existe.

Dès les prémices de son livre, Bruno Latour met en exergue la contradiction du sujet auquel il s’attaque. Il veut étudier la sociologie des sciences qui, pour beaucoup, est impossible par nature. « Le rejet de la sociologie des sciences (…) organise depuis toujours la définition française de la rationalité » p12. Pour lui, la sociologie des sciences doit « rechercher empiriquement les multiples différences qui distinguent les sciences les unes des autres et les pratiques scientifiques d’autres pratiques » p 14.

La sociologie des sciences n’est ni idéaliste, ni relativiste, mais réaliste.

Pour certain, le terme social rime avec conventionnel, arbitraire ou idéologique, or la sociologie des sciences se bat contre ce préjugé de la société. « Pour la sociologie des sciences, on ne rabaisse pas un fait à l’arbitraire social, on élève un non-humain en l’engageant dans de nouvelles associations au sein du collectif » p 16. L’essor la sociologie des sciences, mise en place en partie par cet ouvrage, doit remettre en cause la définition de société. Dès lors, Bruno Latour conclu son ouvrage introductif par une ouverture : « Ce livre a été écrit pour un espace libre et un peu d’air frai à ceux qui veulent étudier indépendamment les extensions de tous ces réseaux » p 623.

Ainsi, comment se rendre compte de l’importance de la sociologie dans le développement d’un fait scientifique ? Et à contrario, comment comprendre l’importance de la science de notre société ?

Pour développer notre analyse sur le rapport entre science et société, notre groupe de travail va répondre à ces questions à travers l’étude du clonage. Trois cas d’études, trois films de science-fiction, permettront de confronter le clonage à un avenir possible. Puis, trois avis critiques de sociologues sur le sujet nous aideront à mieux cerner cette problématique contemporaine. Enfin, un article de synthèse conclura sur notre apprentissage de l’épistémologie.

Erwan Guyot – Mylène Gouin – Emilien Pont

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