Première image de la propagande : Le crieur public, orateur avertis

crieurLe premier sens littéral de propagande vient du latin (médiéval) propaganda adjectif verbal de propagre qui signifie « ce qui doit être propagé ».

A travers l’Histoire, la propagande a pris différentes formes, différents sens et différentes intentions. L’une de ces premières formes de diffusion est orale, elle se fait au travers du crieur public.

« Le crieur public est une personne chargée d’annoncer au public de l’information. Profession généralement itinérante, sa fonction consiste à se promener dans la localité, s’arrêter à certains endroits (place publique, balcon de l’hôtel de ville appelé bretèche, carrefour, parvis des églises), annoncer sa présence par un appel sonore (tambour, clochette, trompette…) et commencer à lire son texte. »

Né durant l’Antiquité, le crieur public avait pour rôle de diffuser les idées et règles mises en place par les empereurs, rois et autres gouverneurs. Il avait également pour fonctions de parler des divinités à la place des templiers et de parler publiquement des châtiments réservés à ceux qui ne se plieraient pas aux règles des souverains.

Plut tard, au Moyen-Age, le crieur eut deux rôles distincts, celui de diffuser et d’annoncer des ordonnances royales ou des arrêts municipaux (rôle politique) ainsi que de transmettre les savoirs bibliques et diffuser la religion aux analphabètes et aux égarés (rôle spirituel). Cette tâche commença en Europe avec la religion chrétienne, le crieur était épaulé des frères prêcheurs qui, ensemble, éduquaient les illettrés aux principes et aux messages laissés de la religion.

En Europe, l’un des exemples de propagande le plus connu à cette époque, se trouvait dans le domaine de la religion et celui du culte voué à Marie. Voyant que le nombre de croyants déclinaient, le clergé a mis en place l’idée du « culte de Marie », faisant ainsi passer la Vierge Marie pour une ambassadrice de la religion, la mère de tous les Chrétiens, celle qui a enfanté Jésus. Les crieurs et les frères prêcheurs avaient donc la mission de faire passer le message de ce nouveau culte endoctrinant le plus de croyants possible.

A ce moment la propagande sur ce sujet a engendré deux réactions : une augmentation des cultes et des fidèles et une séparation de l’église, avec d’un coté les catholiques, et de l’autre les protestants (n’acceptant pas ce culte non écrit dans la bible).

La première propagande est alors là, messagère ou dénonciatrice, elle se diffuse aussi vite que le vent porté par la parole des orateurs écoutés de tous, et née de la bouche d’un homme éminent.

La propagande orale est toujours l’une des façons les plus efficaces pour faire passer un message ou une idée. Le crieur public médiéval n’est plus, mais dans ce monde aux avancées médiatiques diverses quelle serait sa place ? Les journalistes d’aujourd’hui, peuvent-ils être les crieurs des temps modernes ?

Benkhelifa Feissal / Kanoussi Elias / Pesche Lucas

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