Vers une légalisation des squats ?

Il existe des cas où le mot « légalisation » trouve sa place : notamment dans lorsqu’il s’agit de squats artistiques. Mais qu’est-ce que c’est exactement ? « Les squats artistiques sont des occupations de bâtiments vides, souvent depuis de nombreuses années. Leur durée d’occupation éphémère, va de quelques jours à quelques années selon les cas. Ils permettent à des artistes de trouver un espace de travail et d’expression et de loger des personnes précaires. » (source wikipédia) On en rencontre notamment en France, en Allemagne, en Italie…

Ces squats occupés par des artistes se développent rapidement, et beaucoup de squatteurs osent transformer ces lieux délaissés par l’Etat en des galeries d’art improvisé ou des ateliers de création : bien entendu, sans accord préalable.

« Que font les pouvoirs publics face à ces installations sauvages d’artistes dans les bâtiments inoccupés ? Certains connaissent un destin inespéré et bienheureux : il sont reconnus et légalisés… Mais ces cas ne sont pas légion chacun étant examiné et mis sur la sellette. » (Art’ilt, 2009)

Le squat artistique le plus célèbre et le plus ancien se trouve au 59 de la rue Rivoli, à Paris :  un immeuble d’une surface totale de 1 500m2 occupé depuis 1999 et consacré à un art naissant aux yeux de tous. Au fil des années, les mentalités ont évolué et de ce fait, la population accepte de mieux en mieux ces squats artistiques. Même si beaucoup d’entres eux sont légalisés (puis soutenus financièrement), il y a toujours des squats artistiques qui subissent des expulsions.

« Sur 25 squats recensés à Paris et en région parisienne, qui concentre la moitié des quelque 45.000 artistes plasticiens vivant en France, une douzaine ont un statut légal grâce à des « conventions d’occupation ». Bertrand Delanoë, maire la ville de Paris a pour sa part, soutenu certains de ces squats considérant qu’il est nécessaire de laisser la nature en friche pour qu’apparaissent des plantes rares. Onze millions d’euros ayant d’ailleurs été débloqués pour soutenir l’art dans les squats. » (Art’ilt, 2009)

En Nouvelle Calédonie, le sort des squats est bien différent. Les squatteurs livrent une bataille pour la légalisation de leur situation.

Les squats regroupent des populations océaniennes d’origines diverses, qui forment des quartiers réunissant des familles alliées traditionnellement, ou parentes : il est donc difficile de les expulser. Certaines zones d’habitat spontané se sont vues proposer un relogement mais les pouvoirs publics ont essuyé un refus.

« En 2012, la province sud dirigée par le Rassemblement-UMP avait décidé d’engager de nombreux travaux dans certains squats. Une délibération avait été adoptée avec le soutien des indépendantistes pour viabiliser plusieurs habitats précaires illégaux de Nouméa et de sa périphérie. » (article de presse, NC 1ère, 2013)

Christopher Barri et Rémi Preud’homme

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