L’épistémologie ou la sociologie de la science – Regard critique n°1

Regard critique n°1

L’avis contemporain de l’épistémologue Bruno Latour

Voir l’interview de Bruno Latour par Slate : http://www.slate.fr/tribune/79240/interview-bruno-latour-gouvernance-mondiale-uzbec

Plus de vingt six ans après la parution de son premier livre introduisant le rapport entre science et sociologie, Bruno Latour exprime son opinion sur des questions de société comme le clonage. Il développe son propos par la relation ambiguë entre science et politique, qui n’est autre qu’un parallèle à l’épistémologie.

« Au XVIIe siècle, avec Hobbes, on a inventé l’idée que la politique pouvait se faire par les sciences. On a établi une constitution du monde avec, d’un côté, la nature, laissée aux savants, et, de l’autre, la politique, qui relèverait des passions. On a dépolitisé les questions de nature. Aujourd’hui encore, on s’adresse aux experts pour savoir si les OGM sont bons ou pas, si le climat se réchauffe ou pas. Mais si les scientifiques sont vraiment bons, ils ne peuvent pas tous être d’accord ensemble. Donc le consensus scientifique ne permet jamais d’agir politiquement. »

Dès lors, pour aller de l’avant, Bruno Latour pense qu’il faut réussir à instaurer un débat mondial autour des questions internationales. Pas comme aujourd’hui, avec les sommets et les G20, car les états sont directement représentés par leurs plus haut dirigent, ce qui entraine une agrégation stérile de pouvoir. Plutôt par la création d’un parlement international, permettant d’échanger sur le long terme dans le but de trouver différents consensus d’homogénéisation.

« Prendre une décision ne signifie pas être arbitraire ou valider l’avis des experts. C’est plutôt voter pour accepter de ne plus discuter d’un certain nombre de connexions. Il y aura toujours des controverses, mais c’est la décision politique qui permet d’agir politiquement dans un temps historique donné (…) Si on avait l’habitude de voir les problèmes ainsi, on serait moins intimidés par leur caractère complexe. D’abord, ils ne sont pas toujours si complexes. Et puis, il faut sortir de l’idée qu’ouvrir la boîte de Pandore de tous ces débats nous empêcherait de prendre des décisions politiques. »

La mise en place d’un Parlement mondial permettrais de repolitiser de nombreuses questions et d’y répondre politiquement par des actes internationaux. Nous pouvons nous interroger sur la faisabilité d’une telle idée dans le monde actuel de par la complexité politique posé par le déroulement d’un tel Parlement. Combien d’états participeraient ? Néanmoins, il est évident que le contrôle du clonage serait l’un des premiers sujets sociaux à traiter.

Erwan Guyot – Mylène Gouin – Emilien Pont

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