# Opération Lune – Rapport au réel

Reportage édifiant par la chaîne Arte, diffusé en 2005.

Il prouve que les Américains n’ont jamais posé le pied sur la Lune et que toutes les vidéos officielles qui font partis de notre histoire aujourd’hui ne sont que supercherie.

En lisant la description de cette vidéo, on est en droit de se poser deux questions :

  • a-t-on vraiment marché sur la lune ?
  • la personne qui a posté cette vidéo a-t-elle seulement vu la vidéo ?

En effet, derrière cette étrange description se cache en réalité le « documenteur » Opération Lune réalisé par William Karel en 2001.

Tout commence lorsque ARTE demande au réalisateur de travailler sur le thème de la manipulation des images. Après plusieurs ébauches, le choix est fait de faire l’exercice du détournement plutôt qu’un banal documentaire traitant du sujet.

Le thème de la conquête de la lune est choisi, car il est universel et possède bien sûr ses théories du complot.

Là où le documentaire est habile, c’est qu’il fait parler de vraies personnalités, de vrais experts sur le sujet. Ainsi se succèdent face à la caméra, des anciens directeurs de la C.I.A., autres secrétaires d’État, pontes de la N.A.S.A., et même Buzz Aldrin et la femme Kubrick.

La structure du documentaire est graduelle, elle commence par des faits, retrace la rivalité des deux puissances d’alors, puis explique les tenants et aboutissants économiques de cette course à la lune. Le film bascule petit à petit dans le grotesque, avançant des arguments, qui pris un à un sont tous plus farfelus les uns que les autres, mais deviennent crédibles, car enchâssés dans un récit global.

Le personnage le plus important de ce documentaire, c’est le narrateur. C’est lui qui donne un rythme effréné et qui empêche de prendre du recul sur ce qui est dit.

En effet, il parle constamment et ne laisse pas de place à la réflexion. Son rôle prépondérant est de faire la connexion entre toutes les images que l’on voit, sans lui, le récit s’effondrerait.

Les témoignages des protagonistes de cette aventure sont pour la plupart authentiques. Comment ne pas croire Donald Rumsfeld, ou Faruk, lorsqu’ils nous parlent de ce magnifique coup monté ?

Et bien si l’on s’y reprend à deux fois, on constate qu’en vérité ils ne disent rien sur le sujet en lui même. Leurs entretiens ont en fait été détournés : les intervenants pensaient être questionnés sur les rapports en Hollywood et la N.A.S.A ou encore sur l’affaire du Watergate, mais certains entretiens enregistrés bien avant ont aussi été recyclés pour le film.

Le procédé de voix hors champ utilisé est récurant dans le monde du journalisme, on est donc pris au jeu lors du visionnage. La voix off donne l’avis que nous devons avoir face aux images montrées. En sachant même que le documentaire est faux, le récit qui nous est compté est si prenant qu’il est difficile de ne pas y adhérer, et de ne pas se demander, « est-ce bien vrai ce que je pensais savoir de la conquête sur la lune ? »

Le documentaire est donc très habile, et bienveillant avec ses spectateurs, il glisse en effet de nombreux indices sur sa non-authenticité, ainsi tous les faux témoins portent des noms de héros de films de Kubrick ou de Hitchcok, et certains propos sont tellement aberrants qu’il parait impossible d’y croire. Toutefois, aujourd’hui encore le réalisateur reçoit des lettres qui le remercient d’avoir dévoilé la vérité aux yeux du grand public, et pire encore, la vidéo est publiée sur YouTube par une personne persuadée de la véracité des propos tenus.

Par cet exercice William Karel voulait nous faire prendre conscience qu’il était nécessaire d’avoir du recul sur les images que nous voyons, mais n’a que trop réussi son canular et ajouté de l’eau au moulin des conspirationnistes.

Ce qui est intéressant c’est de voir que les procédés employés par Karel, le montage et la voix off, sont constamment employés pour nous présenter les informations lors des journaux télévisés. Ajouté à cela, dans un faux documentaire, le temps est notre allié (il est plus facile de se rendre compte de la supercherie lorsqu’elle dure 50 minutes). A contrario, les journaux télévisés ont des sujets qui durent tout au plus 3 minutes, et ne permettent pas de prendre le recul nécessaire sur les images qui nous sont montrées. Le rapport au réel est choisi pour nous, sans que nous puissions en dire quoi que ce soit.

D’ailleurs pour la petite histoire, on constate que depuis ces dix dernières années, une autre figure télévisuelle a adopté cette façon de présenter un récit : la télé-réalité. Une voix off et un montage ridiculisent constamment des personnages. Le but étant de mettre à profit sur cette idée qu’est celle de regarder des gens plus bêtes que nous. Tous les moyens sont bons pour faire de l’audience, quitte à nous manipuler. (pour aller plus loin : http://www.youtube.com/watch?v=7hWyZ2VWr1Q )

  • Source sur l’histoire du documentaire :

  • Pour les sceptiques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rumeurs_sur_le_programme_Apollo

Morgane BESSE & Clément BILLAQUOIS

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