Conditionnement : comportement et interactions sociales

La question du conditionnement peut être traitée à travers plusieurs notions : criminel, psychanalyse, ou encore comportementalisme. Dans notre réflexion, nous souhaitons aborder le conditionnement à travers le thème du comportementalisme : une science qui s’intéresse notamment aux réactions psychosomatiques sur les réflexes.

Tout d’abord, rappelons la notion du conditionnement. Il s’agit d’un processus automatique et non conscient pour la personne conditionnée. L’individu se soumet alors à une ou plusieurs conditions. Ce processus est permis par l’élaboration de stimulus, ou de réflexes qui par automatisme, génère chez un individu un comportement donné. Les définitions suivantes sont des extraits du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales.

Stimulus : PHYSIOL.,PSYCHOL. Agent externe ou interne, opérant généralement avec soudaineté, capable de provoquer une réponse motrice ou glandulaire dans un système organique excitable à condition de l’atteindre avec une intensité suffisante.

Réflexe : PHYSIOL. Réponse automatique involontaire et immédiate d’une structure ou d’un organisme vivants à la stimulation d’un récepteur sensible déterminé.

Automatisme : PSYCH. Activité spontanée, accompagnée de troubles plus ou moins marqués de la conscience, qui se produit sans l’intervention de la volonté du sujet.

On peut se demander comment comprendre les différents processus de conditionnement pour en déchiffrer leurs impacts sur le comportement d’un individu et sur ses interactions sociales. 

La Civilisation des moeurs et La Dynamique de l’Occident sont des essais de sociologie de Norbert Elias, dont les parutions françaises datent de 1973 et de 1977. Norbert Elias, ayant une formation en philosophie, écrit des ouvrages de sociologie. Il propose notamment une théorie de la civilisation.  Dans La Civilisation des moeurs, l’auteur définit la civilisation comme consistant «en une modification de la sensibilité et du comportement humain, dans un sens bien déterminé». Un «conditionnement social» pousse l’individu à contrôler ses pulsions et à codifier son comportement. La société conditionne «l’espace mental» de l’enfant pour qu’il ait des réflexes et des automatismes autorisés par la société dans laquelle il vit. Dans la Dynamique de l’Occident, l’auteur explique que le contrôle des monopoles militaires et fiscaux par un Etat centralisé fort induit la rationalisation du comportement des individus en société. Après avoir analysé la sociogenèse de l’état français, il esquisse une théorie de la civilisation : la rationalisation du comportement d’un individu par le refoulement des pulsions pour un comportement «civilisé» en société.

Pauline Combe, Morgane Guillemin, Léa Hollier-Larousse

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