La propagande médiatique est-elle nécessaire ?

Synthétisons…

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D’après ce que l’on a pu voir, on comprend que la propagande est une notion capitale qui dépasse le champ strictement politique. Elle a son utilité mais n’est pas une fin en soi. La propagande, d’après notre savoir, peut être définie comme un moyen efficace et fiable qui permet à une élite politico-économique d’imposer de manière « douce » un ensemble d’idées à la masse sociale, et ce en partant d’un principe de soumission et d’une hiérarchie sociale. Celui qui propage est celui qui détient le pouvoir ou l’argent, voire les deux dans la plupart des cas. Celui qui subit la propagande est celui qui, socialement, n’est pas en mesure de lui répondre sinon que par des réactions qui vont dans le sens de celui qui est à l’origine du message propagé : on est dans une situation de consentement. On en déduit alors que la propagande souligne une hiérarchie sociale et que celle-ci se fait en sens unique, le double sens et l’échange étant exclus de ce modèle au vu des rapports de force.

La finalité de la propagande est de déboucher sur un comportement, suite au fait d’être intervenu sur le mental de celui qui subit le message répandu. La propagande médiatique forge la pensée, partant de la supposition que le public n’est soit initialement pas instruit soit influencé par un autre message qui n’est pas celui qui est visé. La propagande provoque donc des déclinaisons dans le comportement humain. Elle amène rapidement au conformisme social global et au politiquement correct général.

On a également compris que la propagande dans les médias est le moyen le plus efficace pour toucher un large public. Les moyens déployés sont extrêmement variables et sont en constante évolution : on cherche encore et toujours à toucher le plus grand nombre, on aspire à grand, on veut aller loin. Le citoyen se retrouve face à une télé qui propage des idées et à des radios qui forgent les opinions, formant ainsi des sphères d’influences. A contrario, Internet, hébergeur et vecteur de médias, offre plus de flexibilité dans son utilisation. Celui qui s’intéresse à un sujet peut consulter les médias appropriés, ceux qui l’intéressent, sans pour autant ne pas pouvoir contrôler l’information qu’il reçoit. On en vient à conclure que la diversité de la propagande est intrinsèque à la diversité médiatique. Plus les médias sont répandus et influents, plus ils assurent la propagande idéologico-commerciale. Notons aussi que la propagande se donne à voir du fait de la profusion médiatique et l’excès d’information, souvent propagée sans aucun recul, s’inscrivant ainsi dans la culture de la dépêche journalistique spontanée.

Notre monde est ainsi fait, et il est relativement difficile d’échapper à la propagande médiatique à partir du moment où l’on est intégré à une société donnée. En effet, la propagande souligne un besoin de communiquer, plutôt en sens unique, la réponse comme la consommation de tel produit ou l’élection de telle personne étant la véritable fin en soi. La propagande finit par s’imposer au point de devenir nécessaire au fonctionnement social.

A bon entendeur, conscience et vigilance !

« La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions. »

Sigmund Freud (1856-1939)

Benkhelifa Feissal / Kansoussi Elias / Pesche Lucas

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