La mise en récit de la rue et du quartier

 

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    Le mot rap provient de l’anglais « to rap », verbe qui signifie « bavarder sur un fond rythmique » dans l’argot noir américain. La multitude de sons rap qu’on peut retrouver sur la toile est une large palette d’avis et de conversation sur différents thèmes généralement liée à la question de la rue, du quartier, de l’appartenance à une communauté, un clan et sa délimitation géographique.

    C’est un diagnostic, un sondage des banlieues dont les rappeurs sont les portes paroles. De personnes généralement cultivés et maitrisant l’art des mots malgré les préjugés que l’on pourrait avoir sur le rap. Eric Zemmour et son commentaire déplacé « Je pense que le rap est une sous culture, d’analphabètes » témoigne que le rap est sujet aux médias. les médias divulguent le rap mais ne lui donne pas assez de valeur jusqu’à le censurer. Il n’a d’ailleurs pas vraiment sa place vu que le rap s’écrit et se rap dans la rue. C’est un dialogue entre un interlocuteur et un locuteur. Le locuteur n’est pas passif comme devant son poste de télé et peut donc prendre part au dialogue. C’est du bouche à oreille en quelque sorte. Une émission, piège de freestyle réalisé par Antoine Smith vise à donner de la voix au mouvement Hi Hop et de redonner sa place au rap dans les médias. Il interview généralement une série d’Mc dans la rue sur des thèmes de l’actualité.

    Pour ma part je trouve que le rap et avant tout le freestyle est seulement une forme de vérité. L’art de dire ce qui nous passe par l’esprit au bon moment, honnêtement. Les rappeurs ou Mc (maitre de cérémonies) sont les portes paroles de quartiers ou minorités oubliés et exposent les problèmes que l’on retrouve dans certains quartiers ou banlieues. Résultats des prises de risques des architectes d’après guerre avec la réponse des grands ensemble. Je pense donc qu’il est plus qu’intéressant avec cette nouvelle prérogative du Grand Paris de leur demander leur avis, de les sensibiliser à la question de l’architecture et « d’écouter ce que eux, ils en freestyle ». Comprendre leur vision sur leur milieu avant d’y intervenir me parait plus qu’important.

Quatre Mc de piège de freestyle sont déjà venus à l’école, les reconnaissez vous?

Etienne Savey et Hugo Baduel.

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