Sur l’bitume mon gars

Ils sont parisiens, âgées d’une vingtaine d’années, ils côtoient tous les jours Panam. Mais dans cette époque, où les déplacements et les communications sont mises en réseaux, ils ne connaissent que leur quartier, leur trajet quotidien et les quelques stations où ils daignent descendre. Ils finissent par en oublier les intermédiaires, ces points, ces stations qu’ils ne connaissent que dans les couloirs des sous-sols du métro parisien. Comment ça se connectent ces points, en vrai, à l’air libre et pas dans les couloirs glauques des sous-sols d’île de France !

Avant de manger du kilomètre, ils font un tour à la bibli dl’école histoire d’en apprendre des anciens. On leur conseille Maspero. Les passagers du Roissy Express, Paris, Points, 1990, [photographies de Frantz Anaïk].

 A la page 1 : « François Maspero a débuté comme libraire à l’âge de 22 ans. Il a travaillé dans une maison d’éditions jusqu’en 1982, puis à Radio France jusqu’en 1990, en y réalisant en autre la série « cet hiver en Chine ». Il a écrit des reportages (notamment pour le Monde) sur les Balkans, la Bosnie, Cuba, les Caraïbes, l’Algérie, la Palestine. Il a publié son premier livre sous son nom en 1984. Il est également traducteur. »

On l’aura donc bien compris ce bon François est homme à tout faire. Les passagers du Roissy Express rédigé en septembre 1990 est le résultat d’un voyage d’un mois le long de la ligne B du RER francilien. Accompagné Anaïk Frantz, qui prend les photos, ils quittent leur « Paris-paradis » pour vagabonder chaque jour de gare en gare afin de découvrir une contrée voisine pourtant méconnue des parisiens : la banlieue.

A la page 20 : « Ce serait une balade le nez en l’air, pas une enquête : ils n’avaient nullement l’intention de tout voir, de tout comprendre et de tout expliquer. »

A la page 24 : « Ils découvrirent que beaucoup de parisiens voyaient les banlieues comme un magma informe, un désert de 10 millions d’habitants, une suite de constructions grises indifférenciées ; un purgatoire circulaire avec un centre Paris-paradis. […] Un paysage livré en vrac, un peu déglingué, en perpétuelle recomposition. A remodeler. […] Mais eux-mêmes qui étaient tous les deux parisiens et qui, comme tels, avaient vécus depuis des années la lente transformation de leur quartier vivant en quartier vitrine, en quartier musée, elle à Montparnasse, lui à Saint Paul. »

A la page 25 : « Paris était devenu une grande surface du commerce et un Disneyland de la culture.
Où était passée la vie ? En banlieue. […] Donc : il serait temps d’aller voir où est la vraie vie. »

Ces quelques citations résument la démarche de nos deux globes trotteurs du bitume périphérique. Sacs à dos chargés du strict minimum, ils foulent le macadam comme ils fouleraient les sables du Sahara. Chaque journée rime avec découverte, recherche du foyer chéri de fin de journée et rencontres avec les autochtones des pôles nord-est et sud-ouest de l’Ile-de-France.

A la manière de François et Anaïk ; Manon, Arthur et Hillel vont flâner au hasard dans quelques contrées du bassin parisien. Un qui parle à la populace, l’autre qui prend les photos et le dernier qui crache leurs impressions sur le papier !

Manon, Arthur et Hillel.

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