Détérritorialisation

Pourquoi les secteurs ethniques des grandes villes se sont-ils créés?

Émigration, quartiers-ethniques, comprend-on qu’il est nécéssaire de trouver certains liens entre notre culture d’origine et le lieu où nous vivons ? Où se situe la frontière entre les deux ?

Pour commencer on voit qu’un pays, un village, une ville voire même un quartier, a des frontières, un espace délimité, des lignes dans un plan. Nous nous sommes demandé si ces limites étaient réelles. Les tendances migratoires actuelles (de plus en plus intenses) ont changé notre vision de la frontière en tant que simple référence géographico-politique, pour la voir comme un espace  déterritorialisé. Cela génère une diversité sociale, un échange de cultures et en même temps crée de nouvelles identités, réinventées et complexes, formes multidimensionnelles d’auto-références.

On peut parler de la migration ruro-urbaine, au cours des années 1930 et 1940, cette transition semblait être la perdition de la culture rurale. Plus tard, dans les années 1950 et 1960, ce fait était assumé comme une adaptation sociale au travers du mélange de leurs propres coutumes traditionnelles et de cultures nouvelles. Ainsi, on parle autant de migration internationale que nationale. Dans un territoire, quand la première augmente, la seconde diminue.

Ce thème a été longuement traité par les anthropologues et les sociologues. Les nombreuses analyses réalisées mettent en évidence la pertinence des facteurs historico-structurels qui expliquent la migration. De même, les facteurs qui régulent et forment la migration sont ceux d’expulsion et d´attraction. On parle de croissance démographique, d’absence d’opportunité économique et de répression politique dans le premier cas, tandis qu’on parle de la demande de travail, de la disponibilité des terres arables, des opportunités économiques et de la liberté politique concernant l’attraction.

Dans la situation actuelle, on ne peut pas voir la migration comme un facteur propre à chacun, ni comme un aspect économico-politique. Compte tenu de la mondialisation qui a produit un système économique international dans un mode de production global,  un espace géographique dans lequel se déplacent les personnes a été formé.

Pour cette raison, il faut remettre en question les concepts de frontière, de communauté, de réseaux sociaux, de culture, d’identité et d’État-nation comme entités statiques ou territorialement délimitées.

On comprend la frontière comme une délimitation géographique rigide, littérale et parfaite. Le concept de frontière poreuse, allitérale et centrale est également envisageable.

Citant Frederich Ratzel, « pareille à l´épiderme des êtres vivants, offre protection, ainsi que la possibilité d´échanges avec le monde extérieur », l´on comprend que c´est une ligne géographique qui sépare deux territoires. Depuis cette citation, le sens du mot « frontière » a changé. Il peut être contraint par la guerre ou par l’absence de raisons économiques. Avec le temps, on a pu identifier la porosité croissante des frontières qui permettent le passage de personnes, d´idées, d´images et de symboles, sans la nécessité de mentionner le trafic global et multidirectionnel de biens et de fonds.

L’ensemble de ces échanges fait émerger des mots comme « megapolis », qui ne se réfère pas seulement à un aspect économique, mais également à un secteur culturel.

Frontière = zone d’influence, zone de coexistence.

Piere Levesque

Lorenzo Tarquini

Carla Mas

Publicités

Un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s