Tagué: Motivation

Synthèse: appréhender la notion de motivation

Définition
Nom féminin

_ Ce qui motive, explique, justifie une action quelconque; cause.
_ Raisons, intérêts, éléments qui poussent quelqu’un dans son action; fait pour quelqu’un d’être motivé à agir.
_ Ensemble des facteurs qui déterminent le comportement d’un agent économique. (Les études de motivation du consommateur sont utilisées lors des études de marché et de l’établissement des campagne de publicité.)
_ Relation de nécessité plus ou moins étroite établie par le locuteur entre un signe linguistique (signifiant) et la réalité qu’il désigne (signifié).
_ Grande catégorie de déterminants internes des comportements, des activités et des états subjectifs.

(dictionnaire Larousse)

La notion de motivation est difficile à appréhender dans la mesure ou elle dépend et fonctionne sur la base de facteurs très divers.

La motivation à l’échelle de l’individu ou du groupe:

La motivation dite personnelle, à l’échelle de l’individu peut être définie comme une impulsion, une amorce pouvant être suscitée par un besoin ou une envie, qui permettra de pousser l’individu dans son action.

A l’échelle du groupe, la motivation semble plus perceptible dans la mesure ou l’ensemble des individus qui composent le groupe défendent le même objectif ( bien que la cause, la motivation peut être propre à chacun).

On évoque ici le monde de l’entreprise, les associations (caritative ou lucrative), les clubs de sport… soit l’ensemble des activités collectives, car la motivation et le but qu’elle dessine, est le sens même de l’association. En groupe elle semble plus forte, plus assumée, plus organisée et donc plus facilement communicable.

La motivation: influencée ou générée:

On à également pu remarquer que la motivation pouvait se manifester de différentes manières et à travers différentes influences.

Dans un premier temps la motivation dite générée par l’individu, représenterai l’expression d’un besoin propre à celui-ci et partiellement personnel. Cette idée est très difficile à définir dans la mesure ou l’on remarque qu’il est complexe d’identifier l’ensembles des facteurs qui influent notre mode de pensée. On parle ici de la manipulation de l’individu qui se manifeste aussi bien à travers la publicité, les médias et l’ensemble de l’environnement dans lequel on évolue tout au long de notre vie.

On parle de la notion de conditionnement évoqué précédemment à travers les travaux du professeur Skinner.

On comprend très vite que toutes motivation est influencée par un facteur extérieur à l’individu, cependant on remarque également que ces facteurs interviennent à différents niveaux. L’influence répercutée pourrait alors dépendre de la prise de recul que parvient à faire l’individu dans l’environnement qu’il occupe.

On retrouve cette idée à travers la notion de culture. Une culture peut être définie comme un environnement qui s’impose à nous et à travers lequel on constitue ce qui deviendra une identité, des repères, influençant nos goûts et nos objectifs d’évolutions.

On ne présente pas la motivation comme une fatalité, car la personnalité, le caractère permettent de plus en plus à l’aide de la diffusion des informations et notamment à internet de prendre un recul suffisant face à notre environnement proche.

La motivation comme outil de travail:

La capacité de motivation de chaque individu à une incidence immédiate sur la production et le travail réalisé. De nombreuses études sur la compréhension et la stimulation de la motivation dans le cadre socio-professionnel ont été réalisées.

Cependant, l’étude réalisée par Daniel H. Pink. (journaliste et auteur américain, spécialisé dans l’évolution du travail et de la motivation) démontre que la technique dite de « la carotte ou du bâton », largement développée en sociologie de la motivation au travail, n’est finalement plus si efficace que cela.

Selon lui, trois notions seraient à développer pour travailler la motivation de manière plus efficace:

-L’autonomie, l’apprentissage, et l’accomplissement.

Ce « rejet » de la méthode de motivation par « carotte ou bâton » peut également se comprendre par la classification des 4 types de motivations que présente AM consulting dans son étude : « Happy at work ».

Image

Il apparait que la motivation négative basée sur l’esquive et l’éloignement est moins efficace que la motivation positive basée sur le rapprochement et la réalisation d’un objectif.

Les facteurs permettant de garder une motivation positive et intrinsèque au travail sont décris comme suit:

-Coopération, confiance, communication, challenge, influence, reconnaissance et épanouissement.

(Voir Punish by rewards de Alfie Kohn).

Motivation et techniques commerciales :

Les différents facteurs cités précédemment prouvent qu’il est également possible de cibler en amont chacun des objectifs intrinsèques d’un individu et d’orienter son propre discours en fonction de ces derniers.

Cette approche beaucoup plus commerciale de la question de motivation à permis de mettre en avant des techniques particulières pour le bon déroulement d’entretiens commerciaux, c’est à dire d’une relation de vendeur, à client.

Outre la célèbre Pyramide de Maslow, il existe des outils classiques pour analyser les motivations principales de tout être humain:  BESOIN et SONCAS.

-BESOIN: Bien-être – Egoïsme – Sécurité – Orgueil – Intérêt – Nouveauté.

-SONCAS: Sécurité – Orgueil – Nouveauté – Confort – Argent – Sympathie.

Ces deux techniques de compréhension de l’autre lors d’un dialogue avec un but précis, ou non, sont largement étudiées, encore aujourd’hui dans la plupart des écoles commerciales.

La connaissance de ces valeurs permettant de comprendre ce qui motive l’autre met en avant le coté « manipulateur » et plus précisément l’influence qu’à l’environnement extérieur à l’individu sur sa propre motivation.

L’évolution de la motivation avec l’évolution des médias:

Dans l’oeuvre de Erving Goffman, The presentation of self in every day life, l’individu est comparé à un acteur qui change de rôle et de costumes dans une société comparée à une pièce de théatre.

Ce point de vue met en avant l’aspect directeur de la motivation de chacun. Elle permet de ne pas être embarrassé ou de gérer différentes situations sociales dans la vie de tout les jours.

Ici, chacun possède plusieurs rôles (père, ouvrier, directeur…) en fonction des différentes sciences qu’il rencontre (Maison, travail, école…). Cette habilité à changer de statut fait que l’acteur de la pièce de théâtre se retrouve également spectateur en fonction des situations.

Avec l’arrivée de l’internet, les règles changent. Chacun devient « Super-Acteur »

En effet on possède un contrôle plus précis sur sa propre image, et on se débarrasse des notions d’embarras et de situations sociales assimilées précédemment à des scènes de théâtre.

L’individu est seul, chez lui, c’est son aspect physique, mais il est libre de s’exprimer de contrôler et de communiquer ses idées de manière Mentale. Ces deux notions sont très différentes et transforment les manières dont l’individu peu se motiver à agir. Ce nouvel aspect à de grandes conséquences sur la manière d’agir de l’acteur, et apporte des effets notables:

son courage, sa curiosité et ses limites changent, sa motivation n’est plus engendrée par une situation sociale, mais par sa propre personne, face à l’universalité d’internet.

Les médias prennent une place de plus en plus importante dans la société et influencent la motivation de l’individu. Ils peuvent être un outil de développement de la motivation personnelle, ou bien engendrer sa propre corruption.

Le déficit de la motivation:

Enfin, la définition de la procrastination de Benjamin Lubzynski ainsi que la vidéo de Johnny Kelly, présentent une « pathologie ». L’action de procrastiner serait liée à un stress important, un manque de confiance en soit et à une motivations en baisse. Il s’agit d’une sensation qui engendre une impression de manque de contrôle sur ce que l’on veut faire. « On y réfléchis tellement qu’on arrive pas réaliser les choses ».

Cet aspect négatif de la motivation et de ce qu’elle peut engendrer chez l’individu est à prendre en compte dans sa définition. On montre qu’elle agit ici sur l’individu (de manière négative) et ne dépend que de valeurs lui étant propres. Cependant ces valeurs de « stress » et de « manque de confiance en soi » dépendent également de la société et du cadre environnemental qui entoure la personne concernée.

Conclusion:

Le regard développé dans cette recherche autour du thème de la motivation ne s’est pas établi de manière hiérarchisé, mais comme un regard balayant avec curiosité, les différentes notions qui dépendent et définissent la motivation.

Les différents auteurs et spécialistes rencontrés, comme le professeur Skinner, Daniel H. Pink, Alfie Kohn, ou encore Erving Goffmann, ont mis en avant différents scénarios qui permettent, par la succession de leurs approches sur la motivation, d’apporter une large définition de celle ci.

Observée dans le cadre du travail, de la société ou encore face aux médias, la motivation est une valeur qui dépend de l’environnement de l’individu. L’aspect sociologique de cette notion se justifie par la presque totale influence de « l’autre » dans son processus de mise en marche. La Motivation est propre à chacun, son expression, ses déficits, son conditionnement font de ce mécanisme une notion dont on ne peut figer l’action. On la défini comme la cause, l’amorce de chaque action, pour chaque individu, et elle ne peut se comprendre sans l’ensemble des notions qu’elle influence et par conséquent qui la définissent ( conditionnement, objectif, déficit, environnement, individu, association…)

De nombreuses notions doivent intervenir dans l’objectif de définir plus précisément la motivation et tenter d’appréhender de manière toujours plus précise ses caractéristiques et ses enjeux.
Delgado Etienne, Galron Omri, Terrade Geoffrey

Procrastination : Le déficit de la motivation

La procrastination est l’action de reporter les choses, de les remettre systématiquement au lendemain.
Le psychothérapeute Benjamin Lubszynski la définie comme une réelle pathologie souvent négligée et sous évaluée.
Son mécanisme est relativement simple: une action ennuyeuse que l’on souhaite reporter jusqu’au dernier moment. Le problème est le facteur de stress que cette action reportée peut induire jusqu’a sa réalisation. Elle génère également le sentiment d’une perte de contrôle, l’action réalisée semble alors non maitrisée.

Cette pathologie est de plus en plus prise en compte et différents traitements sont proposés par des psychothérapeutes et des coaches.
La procrastination n’est pas associée à un manque d’intelligence ou de créativité, au contraire elle souligne cependant la difficulté pour certain à organiser, hiérarchiser les choses.

« La procrastination représente un manque de confiance en soi, un déficit de la motivation. pour faire simple: au lieu de faire les choses, on réfléchis tellement qu’à la fin on ne parvient plus à les faire ». (Benjamin Lubszynski)

On associe à cette définition une vidéo réalisée par Johnny Kelly. Celle-ci nous montre une succession d’actions types de procrastination. On s’amuse à identifier une hiérarchisation des actions à travers la motivation qui leur est associées. Il ne s’agit pas de faire les choses de manière rapide ou négligées, mais plus de privilégier les actions simples, récréatives qui bien que liées à l’action que l’ont ne souhaite pas réaliser, permettent de toujours plus la repousser.

La motivation est une notion personnelle qui peut être travaillée, modelée et exercée de manière individuelle. Elle n’est pas une notion totalement abstraite, incontrôlable, elle dépend de l’environnement, de l’expérience, du caractère de chaque individu.

Delgado Etienne, Galron Omri, Terrade Geoffrey

Motivation through time and place

The industrial revolution was a huge social game changer. It legitimized the usage of property for relocating oneself to anther (hopefully higher) social grope. Some might argue that this is the birth point of motivation: the ability to self-project into different life is no longer a delusion – it is motivation. Ever sins, institutions in which social transformation is impossible, freedom less systems, are progressively shrinking, slowly being replaced by choice allowing structures and organizations.

In order to define freedom within a system we turned to Albert Otto Hirschman, analyses “Exit, Voice and Loyalty”. His work examines the behavior of an individual or a grope within a system in decline. In his book, Hirschman states the three cores of action in the boat is sinking:

1- Exit: leave. A principal that corresponds the “invisible hand” theory by Adam Smith.

2- Voice: Speak-up, revolt, change, regroup, reorganize, revolutionize etc.

3- Loyalty: stay put except the upcoming doom out of patriotism to the system.

In other words, these options are synonyms to change our selves, change our environment and ignore.

The evolution of modern media in the second half of the last century had a strong impact on the way these choices are being distributed. Knowledge of what happen outside of the system in question is much more accessible. There-for outer criticism is heard more often, undermining the loyalty element. At the same tame, the voice element has grown much stronger due to the increasing accessibility to means of communication. In other words, it is harder to be fool by the system and easier to change. However are those circumstances are enough to create motivation?

If it is, then the bigger presence that media has in our lives, the stronger our motivations should be.

In his book, “the presentation of self in every day life”, Erving Goffman, compares social situations to theater scenes and people to actors. In his work, that got him the status of the most influential sociologist of the century, Goffman proclaims that our lives are composed of different sciences (home, work, school etc.) in which we, the actors take different roles (father, worker, principal etc.). Unlike in theatres all actors are simultaneously spectators. This ambivalent position affects the “act” of every one in every day life and they’re for the scene itself. However, like actors on stage we use the ever-changing props costumes and stages to keep coherent with our viewers. Moreover, very similarly to theatre characters, our act is driven our motivation: will to control and fear of embarrassment.

At the dawn of the 21st century, we find ourselves interacting on a new social stage: the Internet in general and social networks in particular. As often said in crime television series: “Same game, different rules”.

On this new stage the actor have total control of his image. He present himself as he will and when and to whom he whishes for. The usage of the World Wide Web at the same time is often conducted from home. The experience is literally being at 2 places at the same time: physically, at the safety and privacy of home and mentally, on a different social stage (while according to Goffman, these are 2 totally different settings). The increasing user-friendliness of computers, programmers and smartphones crates the illusion of control, which is easier with a machine then in a room fool of people. The accessibility of knowledge is another factor that strongly reinforces the actor’s confidence. As we all know, “knowledge is power” and while acting on the social-network-stage facts and data can be collected to support claimes and make them more coherent. This change has an enormous effect on the actor’s sense of embarrassment and as a result, his courage, his curiosity and limits changes as well.

On the other side of the coin, the actor, being also a spectator has his perception completely conditioned to the other actors “improved” ability to act. We can probably believe Wikipedia when it tells as that Sir Whinstone Churchill’s middle names were Leonard Spenser, however there is no sure way to differ facts from falls on the Internet. With all of the advantages of the social-network-Stage mentioned above, we become super-actors. We are so great (or believe ourselves to be so) on that we neglect our acting skills on other stages. While “today, everything could be done through the internet” what could motivate as to do it elsewhere?

In conclusion, as modern society marches forward our voices as individuals are growing stronger, there for, media is taking a progressively growing place in our lives. From the motivationally aspect evolutions have ambivalent values: as a tool it can enhance personal motivation however, as a stage it corrupts it.

 

Delgado Etienne, Galron Omri, Terrade Geoffrey

Synthèse : Comment expliquer les motivations des individus dans au sein de notre société ?

Suite à ces différentes lectures sur la motivation des individus, nous nous sommes rendu compte qu’il était possible d’expliquer celles-ci au travers de divers concepts et objets d’étude. Chaque sociologue (Albert O.Hirschamnn, Howard Beckert, et Erving Goffmann) aborde cette question sous l’aspect de la psychologie de l’homme, des structures et des interactions entre individus, ou bien par l’étude des modes de vie et de la représentation sociale de notre société.  

D’après Albert O.Hirschamnn, l’honneur et la gloire constituent les motivations premières des hommes, elles se basent sur une conception pessimiste et destructive de la nature humaine. Il met alors en place le principe de passion compensatrice pour contrer ces pulsions dévastatrices. Ces passions compensatrices sont inoffensives, le sociologue instaure alors le concept « d’intérêts » comme étant l’ensemble des aspirations humaines.  Définit par Machiavel ce concept à évolué en un sens strictement économique et s’est placé entre la passion et la raison. Cette notion permet alors de stabiliser l’ordre social car il présente des avantages constants et  une visibilité sur le long terme. Le sujet d’observation de ce sociologue devient la psychologie de l’individu partagée entre raison et passion, l’intérêt personnel traduit au sens économique explique alors les motivations premières de chaque individu.

Erving Goffmann a quand pour sujet non pas l’individu dans notre société mais les interactions et structures des expériences sociales entre les individus. Ceux-ci sont rejetés en périphérie dans la prise en compte du sujet. Selon lui, l’interaction représente la plus petite unité qui permettrai d‘expliquer les modèles comportementaux de nos sociétés actuelles.

Les interactions sociales quotidiennes sont selon lui composées de structures et de rituels. Afin de mieux les comprendre, ce sociologue instaure le concept de « théâtre ». Celui-ci permet d’identifier les individus comme des acteurs au sein d’une mise en scène chacun guidés par leurs motivations personnelles. Ceux-ci enfilent un masque le temps d’une représentation afin de fournir la meilleure image d’eux-même.

La spécificité de ce sociologue est le déplacement de son regard non pas sur l’individu qui est un aspect propre à la sociologie, mais sur les interactions qu’il engendre. Le concept théâtral couplé à celui de l’intérêt expliquerait la raison des motivations de chaque individu.

Pour  Howard Beckert l’objet de son étude est à une échelle encore supérieure que celles vues précédemment : les modes de vie et la ville permettrait d’expliquer la motivation des individus. 

Selon lui, il y existerait trois composantes essentielles pour l’analyse sociologique de la ville : sa taille, sa densité et son hétérogénéité. Ces outils serviraient à percer les logiques sociales qui structurent les phénomènes urbains comme mode de vie. Leurs conséquences s’observent à la fois sur le citadins en tant qu’individu et sur le lien social entre les citadins. En effet l’augmentation de la densité implique un lien social direct moins fréquent et plus ténu, les relations sociales deviennent superficielles et se réduisent alors à une visée utilitaire et de dépendance entre chaque individu.

L’approche sociologique s’interrogeant sur le mode de vie urbain et les liens qu’engendrent l’environnement urbain sur les citadins produit un outil formidablement puissant pour l’appréhension des phénomènes urbains dans le contexte culturel actuel. Il est alors nécessaire (selon ce sociologue) d’étudier le phénomène urbain comme une interaction entre l’évolution  urbaine et la motivation sociale.

En conclusion,  la motivation des individus s’explique (selon Albert O.Hirschamnn) par un concept d’intérêt qui navigue entre passion et raison, l’aspect psychologique de l’individu est mis en avant au sein d’une mise en scène théâtrale quotidienne (Erving Goffmann) où les interactions sont anlysées. Associé à ces deux concepts et à une échelle encore supérieure l’étude du mode de vie sur les citadins, et plus précisément de leur environnements qu’est la ville (Howard Beckert) nous permet d’identifier clairement les motivations de chacun au travers des interactions entre l’évolution urbaine et sociales des individus.

 

HUANG Bo, SEIGNOL François, GUO Chuan

Exit, voice and loyalty d’Albert O. Hirschman

Le problème général de la réponse de l’individu aux différents types de pression a été étudié depuis longtemps. Il existe en particulier un petit ouvrage de Albert Hirschman, Exit Voice and Loyalty: Responses to Decline in Firms, Organizations, and States, qui tente d’expliquer comment les acteurs sociaux «corrigent» le fonctionnement «non-rationnel» au sens de la théorie économique du management d’une entreprise à l’aide principalement de deux options: 

-La sortie exprime l’idée de l’évasion, de la fuite (cas fiscal par exemple), mais aussi de l’exil forcé (cas des convicts australiens) voir de l’expulsion politique (cas de Victor Hugo). La sortie qui fait que le consommateur cesse d’acheter le produit, ou que l’ouvrier quitte la société. 
– La voix (protestation interne) ou la fidélité ne sont que des formes intermédiaires, le temps de retarder la fuite et de donner à la protestation ses pleins effets. Une simple menace de départ peut être interprétée comme une protestation pressante. La voix qui consiste à protester, soit contre la mauvaise qualité des produits vendus, ou la mauvaise qualité du management. Pourtant, la fidélité est une attitude différente de la protestation. Elle renferme de la confiance envers ses dirigeants et de la patience à supporter son mécontentement. 

Sur un plan économique le problème du traitement non-rationnel des opérateurs est un sujet fondamental, parce qu’il tente de traiter un problème central: la démonstration de la validité du modèle d’Adam Smith a été faite sur la base de l’équilibre de Walras par Debreu et Arrow en 1953, mais cette démonstration repose sur un ensemble d’hypothèses extrêmement fortes, dont la totale rationnalité du comportement des acteurs sociaux-économiques.

 

HUANG Bo, SEIGNOL François, GUO Chuan

Comment peut-on appréhender la ville ?

De nos jours, la ville est souvent envisagée comme une mosaïque de mondes sociaux entre lesquels le passage se fait brutalement. Dans les villes de taille importante, le problème de ségrégation spatiale et sociale devient de plus en plus marquant. Or la civilisation contemporaine est indissociable de l’urbanité, il est donc intéressant de se poser la question sur le mode de vie urbain dans l’appréhension d’une ville.

Il y existe trois composantes essentielles pour l’analyse sociologique de la ville : sa taille, sa densité et son hétérogénéité. On ne doit pas envisager ces éléments comme une fin en soi, mais plutôt comme des outils qui servent à comprendre les logiques sociales qui structurent le phénomène urbain comme mode de vie. Leurs conséquences s’observent à la fois sur le citadins en tant qu’individu et sur le lien social entre les citadins. Maintenant, la taille importante des villes (notamment avec l’apparition de mégalopoles) et leur forte densité impliquent un lien social direct moins fréquent et plus ténu. Les relations sociales deviennent de plus en plus superficielles, anonymes, éphémères et fragiles. Les rapports entre les citadins sont marqués par une visée utilitaire et la dépendance entre les individus est limitée à un domaine d’activité restreint d’un individu.

L’approche sociologique qui s’interroge sur le mode de vie urbain est donc intéressante car elle propose d’étudier les conséquences du mode de vie urbain sur les citadins. Il s’agit d’un outil puissant lors de l’appréhension du phénomène urbain dans le contexte culturel. Il existe ainsi une nécessité d’étudier le phénomène urbain comme une interaction entre l’évolution  urbaine et la motivation sociale.

Mots-clés : Appréhension d’une ville, mode de vie urbain

 

HUANG Bo, SEIGNOL François, GUO Chuan

Quelle représentation d’un phénomène social avons-nous choisi ?

Différentes représentations sociales (des manières de parler de la société) coexistent dans notre monde. Chaque représentation sociale a son propre degré de précision ou de justesse et surtout sa propre motivation du fabricant. Les différentes tâches constituant le travail de représentation peuvent être opérées par des acteurs différents. Dans le cas d’un film ou d’une photographie (voire d’un édifice bien conçu par des architectes), les fabricants font tout le travail, ils laissent souvent la liberté d’interprétation au spectateur.

Pourtant, les communautés sont diversement structurées. Dans le cas d’un modèle mathématique, il y a une forte confusion de population dans notre société : les fabricants (les mathématiciens) et les usagers (le reste). Les compétences requises pour comprendre le modèle étant sensiblement similaires à celles nécessaires pour le produire. Dans un autre exemple, les producteurs du cinéma hollywoodien maitrisant consciemment les codes de leurs représentations (sociales) proposent leurs films à des usagers qui ne maitrisent qu’inconsciemment ces matrices. Il s’avère donc que les compétences de fabrication et d’interprétation (sociale) sont très inégalement réparties. L’effet de la sociologie entre les fabricants et les spectateurs (ou usagers) n’est plus négligeable, d’où l’importance de la forme prise par la représentation sociale dans notre communauté interprétative. Les communautés d’interprétation au sein desquelles se fabriquent les représentations sociales disposent souvent d’idées précises et fortes quant à ce que doit être une représentation. Il y a, de ce fait, une standardisation de ces images : procédés de mise en forme et modes de lectures se routinisent. Les échanges en sont certes simplifiés, mais la force de l’habitude fait aussi obstacle à l’émergence de formes innovantes de représentation, formes qui peuvent s’avérer plus adaptées à certains objectifs.

L’interrogation sur le sujet de la motivation permet de comprendre la manière dont les représentations sociales sont produites et pourquoi les fabricants souhaitent montrer telle image sur la société. Puisque, lors de la fabrication, les informations ont été soigneusement sélectionnées, transcrites, présentées et interprétées.

Mots-clés : Représentations sociales, communautés interprétatives

 

HUANG Bo, SEIGNOL François, GUO Chuan