Le mouvement marginal: un guide pour la société?

Avant de définir la marginalité on avait tous en tête une image stéréotypée d’un être marginale: comme quelqu’un d’isolé, sans domicile et cela résultant d’une perte de statut sociale et donc d’une désintégration de la société.

Le film d‘Agnès Varda Sans toit ni loi nous a aiguillée et nous a permis de définir deux types de  marginalités: la marginalité subie, et la marginalité choisie: dans le filme Sans toit ni loi l’héroïne choisie de faire la route et de vivre sans attache, c’est une réponse à un désir personnel. Ainsi c’est quelqu’un qui s’affranchi des normes de la société.

Être artiste de Nathalie Heinich nous a permis de formuler une hypothèse comme quoi : « Il est possible de faire de l’anormalité une norme », ainsi certains courants marginaux à l’origine deviennent des phénomènes de modes puis des standards. Les artistes bohèmes du XIXe siècle par l’image qu’ils renvoient inspirent l’admiration et deviennent peu à peu moins marginaux jusqu’à définir l’archétype  de l’artiste actuel. Même phénomène avec le mouvement punk que la créatrice de mode Vivienne Weswood (punk elle-même) a popularisé. Les codes vestimentaires actuels portent l’héritage de ce mouvement marginal, qui se définissait par un look « extravagant ».

Dans Les glaneurs et la glaneuse Agnès Varda nous éclaire à nouveau sur la figure du marginal à travers le personnage de Hervé qui se revendique comme modèle à suivre en réponse à une société de consommation.

On pourrait aussi citer en exemple le mouvement Hobo qui inspira le mouvement Hippie plus répandu.

Puis on a tenté de rattacher cette définition au domaine de l’architecture et de l’urbanisme.  Des figures comme le facteur Cheval ou Jean-Pierre Reynaud qui construisent des œuvres issues d’un besoin personnel inspirent la fascination de la société qui reconnait ces être comme des artistes et leur œuvre devient alors un patrimoine. En urbanisme, le phénomène de gentrification, à l’origine prôné par certains individus devient aujourd’hui un objectif pour de nombreuses politiques de la ville.

Ainsi les mouvements marginaux ne sont-ils pas des guides pour la société? 

Esther ADEQUIN, Emilie BERTHELOT, Julien DENIS, Sarah VASSEUR

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